Au début des années 1960, la bohème littéraire et étudiante se retrouve au "Condé", un café de l’Odéon. Parmi les habitués, les quatre narrateurs du roman : un étudiant des Mines, un ancien des RG, une certaine Youki, et Roland, jeune apprenti écrivain. Dans la première séquence, l’étudiant des Mines se souvient de la vie au "Condé" et décrit minutieusement les apparitions de Youki, jeune femme de 22 ans apparemment sans attache, qui lui donne l’impression de vouloir faire "peau neuve". Dans la deuxième, Caisley, l’ancien des RG, mène l’enquête : le mari de Youki, Jean-Pierre Choureau, l’a chargé de la retrouver. Troisième partie : Youki prend la parole et se souvient de son enfance, de ses fugues, des bars interlopes du XVIIIe. Dernière partie : Roland se rappelle sa rencontre avec Youki et leur amour...
À travers le passionnant portrait kaléidoscopique d’une jeune femme à l’enfance déchirée et la peinture précise du Paris des années 1960, "Dans le café de la jeunesse perdue" laisse une impression tenace de poésie autant que d’insituable malaise. Une sensation étrange, qui prend le lecteur à la gorge. A sa façon délicate et poétique, Patrick Modiano parvient à fixer l’éphémère, et à établir la cartographie de sa jeunesse engloutie.
"Au milieu de toutes les lignes de fuites et des horizons perdus, on aimerait trouver des points de repères"
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à lire | posté par fanfan77
j'ai lu Accident nocturne qui m'a beaucoup plus