Nymphomane, pas toujours une partie de plaisir
Nymphomane : femme souffrant d'une affection psychologique se traduisant par une compulsion à avoir le plus de rapports sexuels possible. Si pour certains hommes cette définition pourrait être le reflet de la femme idéale ou pour d’autres, un terme péjoratif pour qualifier une femme de petite vertu, être nymphomane n’est pourtant pas facile à gérer pour les deux partenaires.

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Avoir envie de faire l’amour avec son partenaire tous les mois, toutes les semaines ou tous les jours est considéré aux yeux de tous (de notre société), comme "normal". Lorsqu’ une femme a envie de sexe toutes les heures, avec son partenaire ou un autre, pour assouvir ce qui n’est plus une envie mais un besoin, cela devient inquiétant. Car si les hommes aiment souvent dire "cette femme est une nymphomane !" pour signifier qu’elle aime le sexe et ne s’en cache pas, en médecine le terme nymphomane est une pathologie qu’il ne faut pas prendre par-dessus la jambe, et qui dans un couple, peut s’avérer au bout du compte, épuisant et destructeur. Et ce n’est pas toujours évident pour un couple de communiquer sur ce sujet là. Se sentir honteuse, anormale ou encore perverse, n’a rien de très glorifiant pour ces femmes, qui contrairement à ce que l’on pourrait croire, ont souvent du mal à accepter cette situation…
Pour Laetitia, ce comportement "étrange" a commencé lorsqu’elle avait 12 ans. "Quand j'ai découvert la masturbation, j'avais douze ans, explique t-elle, je devais me masturber au moins 20 fois par jour. J’avais tout le temps envie. Je ne savais pas si c’était normal ou pas à ce moment là. A 14 ans j’ai eu mon premier rapport sexuel. Je suis devenue obsédée par le sexe. J’y pensais en permanence. J’avais envie de coucher avec tous les garçons de l’école. Et je ne me privais pas. Ils ont commencé par dire que j’étais une fille facile et puis en grandissant, vers 16 ans, j’ai entendu pour la première fois le mot nymphomane. Je savais ce que ça voulait dire, mais je n’avais pas envie de me poser trop de questions.
Ce qu’il faut surtout dire, c’est qu’en réalité, je ne prenais pas de plaisir lors de mes rapports sexuels. J’étais trop jeune pour analyser tout ça à l’époque. Aujourd’hui, je comprends mieux. Mais c’était la frustration de ne pas avoir de plaisir qui me poussait à multiplier les rapports et les partenaires, dans le but de trouver celui qui me ferait jouir comme moi j’y arrivais par la masturbation.
Et c’est arrivé, j’ai rencontré un homme à 23 ans qui m’a procuré du plaisir. Je suis tombée amoureuse de lui, c’est aujourd’hui mon mari, et moi je suis toujours nymphomane ! Je pensais vraiment en le rencontrant, que la satisfaction qu’il m’apportait me suffirait et que je me calmerais. Pas du tout ! Mais mon comportement a évolué. En fait, je suis devenue insatiable avec lui, pour qu’il me donne du plaisir mais aussi pour lui en donner. Les six premiers mois, il était ravi ! Et puis, au bout de six mois, il s’est un peu inquiété de ce comportement et lui aussi a commencé à me dire que j'étais nymphomane mais en tant que pathologie. Il pensait qu’en me refusant certains rapports, je finirais par me calmer. Mais sans vraiment réfléchir, j’allais trouver ailleurs ce que lui ne voulait plus me donner. Je ne culpabilisais même pas, comme je n’étais pas amoureuse des autres avec qui je couchais. Mais je ne prenais pas vraiment de plaisir. Mon mari l’a découvert. Il y a eu une crise terrible dans notre couple évidemment. Mais pour la première fois, une remise en cause de ma part, et l’idée de m’avouer enfin que oui, j’étais sûrement malade et que je pouvais me soigner. Que c’était "grave" et que je mettais en péril mon couple. J’ai commencé une thérapie, je la poursuis toujours. Je ne suis pas encore en mesure de dire pourquoi je suis nymphomane, pourquoi j’ai tant besoin de sexe, mais j’y travaille ! Il y a des hauts et des bas avec mon mari, mais je ne vais plus "voir ailleurs". Mais j’ai des périodes de manque intense, où je suis vraiment mal. D’autres périodes où j’y pense moins.

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Certains de nos amis sont au courant, ma famille aussi. C’est amusant, parce que la première réflexion des amis de mon homme c’est de dire "wahou, la chance ! J’aimerais que la mienne soit nymphomane !…" Je pense qu’ils ne se rendent pas compte que ça peut être blessant, frustrant même. Mon mari a parfois l’impression de n’être qu’un "jouet sexuel" pour moi, qu’il n’y a que ça qui m’importe. Et puis il ne me fait pas toujours confiance sur mes sorties par exemple. Je le comprends. Mes amies ne comprennent pas non plus, pour elles, il n’y a pas de "maladie", c’est une chose que je pourrais très bien tempérer seule, juste en me raisonnant. C’est évidemment faux, sinon, je l’aurais fait ! Les médecins préfèrent parler d’addiction au sexe, c’est moins péjoratif. Et c’est un terme qui s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes, ce qui n’est pas le cas de nymphomane. Je me souviens de l’acteur Michael Douglas, qui a été traité pour des troubles sexuels. Les gens trouvaient ça incroyable de se faire soigner pour ça ! Mais ils ne comprennent pas qu’au quotidien, une fois que l’on a pleinement conscience du problème, c’est un enfer à vivre…"
Pour combler nos lacunes envers cette "pathologie" qui surprend toujours autant qu’elle intrigue, nous avons posé nos questions à Catherine Cudicio, psychanalyste et coach.
Etre nymphomane, qu’est ce que c’est exactement ?
Catherine Cudicio: Une notion d’exagération du désir sexuel et d’actes sexuels, accompagnée d’obsessions. Ce trouble n’affecte que les femmes, et s’accompagne de "libido insatiata", autrement dit, le rapport sexuel n’apporte pas la jouissance libératrice de l’orgasme, ni beaucoup de plaisir mais une satisfaction passagère et une permanente frustration.
Est-ce une vraie pathologie ?
C.C: Aujourd’hui, on parle soit de désir excessif, soit d’addiction sexuelle pour désigner ce qu’hier encore on nommait une personne nymphomane. D’un autre côté, il n’y a pas d’autre norme que la morale de la société pour décider si on a "trop" ou"pas assez" de rapports sexuels, si on y pense "trop", si on peut ou pas résister à la tentation et comment on gère ses frustrations et son plaisir. S'il s'agit d'une compulsion sexuelle, cela pousse la personne à se masturber très fréquemment et à rechercher le plaisir et l'orgasme pour ses propriétés anxiolytiques, il s'agit non pas d'une pathologie sexuelle mais névrotique qui peut masquer un problème de dépression. Ce "désir excessif" peut aussi être révélateur d'un manque d'affection, manque d'amour…
Comment peut-on y remédier ?
C.C: D’abord, il s’agit de savoir si la personne est vraiment nymphomane, et si c’est le cas, il sera possible d’agir. En accédant au sens : à quoi sert le sexe, à quoi sert le plaisir, quelle est la place de l’autre dans l’univers érotique. Puis en privilégiant la qualité dans les rapports, c’est à dire en accédant à une jouissance réellement satisfaisante et à un plaisir contrôlé.

Vos commentaires
Invité | niveau de..
jaimerais savoir si il y a des niveau de 'nymphomane' exemple que jen ai pas envi a tous tous les heures...mais jai tjrs un besoin daller voir ailleur quand jsuis en couple...quand jsuis pas en couple je vois nimporte qui..cest plus fort que moi on dirait...est-ce nymphomane ca
ennemi_public | @ moimm21
Pas très prudent de mettre ses coordonnées de la sorte à la vue de tout le monde...
Sinon concernant ta remarque sur le fait de ne pouvoir voir un psy pour des raisons financières je tiens juste à dire qu'un psychiatre est pris en charge pas l'assurance maladie et donc remboursé...sans vouloir inciter à la consommation!
Bon courage
moimm21 | Déborah (et les autres concernées)
Re bonsoir (avec un pseudo cette fois)
Je renouvelle ma demande, mais en précisant mon idée. Il existe, pour chaque problême, des groupes de soutien, genre "réunions pour les alcooliques anonymes" et autres. Etant vraiment concernée, (et handicapée) par ce problème, désirant plus que tout autre chose résoudre ce problème et cela si possible, sans l'aide de médicaments, j'aimerai faire un de ces groupes, où nous autres "nympho" pourrions nous serrer les coudes, où on apprendrait à se "sevrer", avec le moins de souffrances possibles. Me sevrer, je le fais par amour, et comme je l'ai dit précédemment, j'en souffre beaucoup. Et pour comme beaucoup d'autres frustrations, je cherche à compenser (moi c'est le shopping, ou le sucre). Je sais que d'autres personnes sont dans mon cas, et que cette pathologie va jusqu'à affecter leur relations sociales, et entame gravement leur estime de soi. Je voudrais fonder ce groupe d'entraide, pour alléger cette souffrance permanente. Je vous passe mon numéro : 06 26 09 52 45. Pour celles (et ceux, s'il y a des satyriasis) qui sont sur Paris, on pourrait faire des sorties, se voir, en parler, se soulager de tout ça, dire ce que l'on ressent pour mieux vivre avec cette "maladie". Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter. Je redonne mon adresse : moimm_57@hotmail.com. C'est une souffrance, une maladie, il faut en parler !! D'autant plus que tout le monde n'a pas les moyens de voir un psy, ou n'a pas un entourage très compréhensif...
Bonne soirée à tous
Marion
Invité | Besoin de témoignages
Bonsoir,
J'ai 21 et je suis nymphomane pathologique. Pour la première fois de ma vie, j'essaye d'avoir une relation "normale" avec un homme, dont je suis éperdûement amoureuse, et pour lequel je me force à la monogamie. Seulement voilà, mon rythme est passé de quasi 12 rapport par jour à 4, 5 si j'ai de la chance, par semaine. et pour tout dire, c'est absolument insoutenable, et j'en souffre énormément. J'ai besoin de savoir si d'autre personne sont dans le même cas que moi, besoin de connaitre leur vécu, leur expérience, savoir si elles s'en sortent. J'ai pris la décision de voir un psy, parce que je ne peux plus gérer ça toute seule. Je vous en prie répondez moi vite (voici mon adresse pour plus de simplicité moimm_57@hotmail.com).
Merci d'avance
Marion
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Invité | salut
pour vous les nymphomane les femme je suis une personne tres gent serieus sincere corecte et tres repetueus cool qui aime la vie sameser faire la fete boite de nuit cine resto billal boulling et je suis de clermont ferrant 63 et mon adresse msn c tidus_63100@hotmail.fr a se qui sin interesse moi aussi je kiff le sexe les callin et je suis tres coqiin