Vivre à trois, ils nous racontent tout.
Etre deux, c’est bien, mais pour d’autres, être trois c’est encore mieux. Comment gère t-on un trio à la maison, comment s’organise t-on pour les moments intimes, c’est ce que nous racontent nos témoins, qui ont un jour pris la décision de vivre à trois.

© iStock
Vivre à Troyes, ça doit être sympa, vous répondent les gens… Mais quand il s’agit d’expliquer que vous vivez à trois (nous ne parlerons pas des personnes qui vivent à Troyes à trois, cela devient trop compliqué) un silence un peu gêné s’installe souvent. Mais pourquoi ? Comment ? Et avec qui ? Des questions que l’on peut se poser, mais sans oser le faire. A deux ça peut déjà être compliqué alors à trois… Mais au final, cela peut aussi s’avérer plus simple. C’est ce que nous racontent nos témoins pour qui le triangle amoureux s’est imposé.
Triangle isocèle
Le trio que nous avons rencontré, est composé d’une femme et de deux hommes. Marina, 38 ans, Fabrice, 35 ans et Denis 42 ans. Denis et Marina étaient en couple depuis dix ans, quand elle a rencontré Fabrice. Un coup de foudre réciproque. Mais Marina ne voulait pas quitter Denis pour autant. Elle entame une liaison avec Fabrice, mais explique que rapidement, la situation ne lui convenait pas. Vivre dans le mensonge, ce n’était pas pour elle. Elle a donc commencé à parler à Denis de l’existence de Fabrice. Ils se sont rencontrés assez rapidement, puisqu’au départ, Denis voulait surtout voir Fabrice pour lui faire peur et tenter de le dissuader de courir après sa femme. Mais la rencontre s’est déroulée tout autrement. Denis explique : "j’ai eu un coup de foudre amical pour Fabrice. Ce mec était sympa, drôle, gentil. Je voulais lui casser la figure au départ et puis au fil de la discussion, j’ai compris pourquoi il plaisait à Marina."
Denis consent donc plus ou moins à la relation extraconjugale que Marina lui impose. Jusqu’au jour où les choses prennent une toute autre tournure, à laquelle aucun des trois ne s’attendaient.
Le jour le plus long…
Un soir, Marina invite Fabrice chez elle, pensant que Denis va rentrer tard… Marina et Fabrice sont enlacés sur le canapé quand Denis rentre. Il les observe sans se montrer et avoue ressentir une certaine excitation à voir sa femme dans les bras d’un autre. Mais surtout, il a envie de les rejoindre pour participer. "Je n’avais jamais eu de pulsions homosexuelles et là non plus, ça n’en était pas vraiment. C’était surtout de les voir tous les deux qui m’excitait" raconte Denis. Il se joint à eux, sans savoir comment le couple va réagir. Marina se rappelle : "en fait, il ne touchait pas Fabrice, mais il me caressait un peu moi, et j’avoue que j’ai trouvé ça super excitant d’avoir les deux hommes que j’aime avec moi, en train de s’occuper de moi." Pour Fabrice la surprise a été encore plus grande : "en fait, je ne m’y attendais pas du tout. Je trouvais déjà ça spécial que Denis me laisse voir sa femme, alors la partager sous ses yeux, je n’y avais pas pensé une seule seconde. Quand il est arrivé et qu’il a commencé à caresser Marina, j'ai failli tout arrêter. Je ne me sentais pas à l’aise. Et puis j’ai senti la main de Marina me serrer très fort, j’ai senti sa respiration s’accélérer et le désir monter, alors je me suis laissé aller aussi".

© iStock
La nuit la plus chaude
Ce soir là, les caresses s’arrêtent avant le passage à l’acte. Fabrice ne se sent pas suffisamment à l’aise et préfère partir. Mais pour Denis, la révélation est là. Il a envie de tenter de faire l’amour à trois. Il en parle à Marina, qui trouve l’idée plutôt étrange, mais qui avoue avoir été très excitée qu'ils la touchent tous les deux. Elle en parle à Fabrice, qui lui trouve l’idée assez malsaine. "Je pensais surtout, explique Fabrice, que ce serait la fin de ma liaison avec Marina, alors que j’étais fou amoureux d’elle. Je me disais qu’après ça, on ne pourrait plus revenir à la situation d’avant, ou Marina se partage entre ses deux hommes. Et puis elle a réussi à me convaincre au bout de quelque temps de tenter l’expérience".
La première nuit passée à trois, s’est fait naturellement au final. Un diner un peu arrosé pour détendre l’atmosphère, Marina qui danse pour les deux hommes qu’elle aime, et le jeu est lancé. Marina raconte cette première nuit : "j’ai un souvenir très sensuel de cette nuit. Ils s’occupaient de moi tous les deux, très délicatement, tout en douceur. J’ai pris du plaisir comme jamais. Denis s’occupait de mes seins, Fabrice me faisait un cunnilingus, c’était magique pour moi. Pendant que Fabrice me pénétrait, je faisais une fellation à Denis. Et on s’est arrêté là. Techniquement, tout s’enchainait parfaitement. A peine besoin de parler, tout semblait naturel."
Vos commentaires
Invité | vivre à trois
moi c'est un peu différent je suis un homme de 45 ans ma femme 38 ans que j'adore
g connu un homme tres viril 55 ans ds un diner d'affaire ;on a sympatisé et ns sommes devenus amants,luii actif et moi passif
ma femme était absente et est rentrée plutot que prévu,elle nous surprend ds le lit conjugal en pleine action
biensur il y a le moment de colère puis l'appaisement petit à petit
A la fin j'ai éussi à convaincre ma femme de vivre à trois
Croyez c'est fou ce qu'on peux faire ensemble!!!!!!
Invité | Jeune couple vivant le triolysme (1 homme avec 2 femmes)
Nous sommes un couple composé de 3 personnes 1 homme hétéro et 2 femmes bi vivant aussi une vie de famille heureuse avec 2 petites filles.
C'est un choix qu'on a fait pour respecter la vie entant que bisexuelle de l'une d'entre nous.
C'est une histoire d'amour comme les autres mais elle se vit à 3 au lieu de 2.
Donc ceux et celles qui seraient tentés de vivre ce genre de relation sachez que pour nous ce n'est que du bonheur partager à 3 avec 2 merveilleuses petites puces mais cela reste dans le respect de chacun.
Ce qu'on vit à 3 n'est pas une histoire basée que sur le sexe c'est aussi une belle histoire d'amour qu'on espère vivre longtemps à 3.
Invité | c'est NATUREL
j'ai rencontré un homme qui m'attire énormément, mariée depuis 20 ans à un autre que j'aime profondément,(on a construit une vie lui et moi).Quand je me suis rendue compte que FELIX était une partie de moi, j'en ai parlé à DO qui après longue réflexion a proposé la vie à 3. Je ne peux pas parler encore du vécu au quotidien, on attend que FELIX soit là (il est étranger), mais mes enfants l'ont su et très bien pris, et depuis, notre relation de couple a pris un sacré coup de jeune.
On est du même coup obligé de sortir de la possession, de la recherche de pouvoir et chacun se sent plus libre, plus heureux.
Invité | un vrais plaisir
oui c comme tte experience forte et sensuelle . il faut seulement un peu d amour partager et un coeur tres ouvert.
Commenter l'article *
* Tout commentaire est soumis à validation par notre équipe et peut être supprimé.
PUBLICITE







Envoyer à un ami
Imprimer l'article
Commenter l'article
Flux RSS
Le Journal du Couple en page d'accueil
Ajouter à mes favoris
Recommander ce site à un(e) ami(e)
Flux RSS
Rejoindre notre communauté
Invité | Plaidoyer polygame
La proposition par la Russie de légaliser la polygamie nous permet de rouvrir un débat cher à nos grands médias. C'est toutefois sous un angle différent et en mettant en exergue certains faits plus rarement abordés que nous en parlerons ici.
En janvier 2006, un rapport canadien préconisait en effet la dépénalisation de la polygamie. Trois professeurs de droit de l’Ontario avançaient que le cadre légal du mariage serait toujours plus avantageux pour les femmes et les enfants que la clandestinité engendrée par l’interdiction.
Pour être précis, la polygamie désigne aussi bien la situation dans laquelle le mari a plusieurs épouses que celle dans laquelle la femme a plusieurs maris. Il conviendrait donc de parler de polyandrie dans ce dernier cas et de polygynie dans le premier. Or c’est à la polygynie que l’on pense abusivement lorsque l’on parle de polygamie. Cette pratique, illégale en occident, y est pourtant largement répandue dans les mœurs. Et à l’heure où la cellule familiale traditionnelle – un homme, une femme – tend à exploser, il apparaît que cette mise hors la loi connaisse certaines limites.
Dans les sociétés où la polygamie est légale, des témoignages rapportent que l’arrivée d’une coépouse est généralement source de conflits et d’injustices dans le foyer. Conflit entre épouses pour la place de favorite auprès du mari et injustice de traitement de la part de celui-ci. C’est donc dans un souci d’égalité entre femmes et d’égalité entre homme et femme – la mari n’a pas, lui, à supporter de rival – que la polygamie a été prohibée dans la plupart des pays du monde. A cela s’ajoute le fait que dans les sociétés polygames le mariage est une affaire arrangée entre parents et rarement le fait du libre arbitre de la femme. De jeunes femmes se retrouvent ainsi mariée, malgré elles, à des hommes d’âge mûre, déjà mariés et pères de nombreux enfants.
Les enfants sont aussi victimes de ces unions polygames en raison de l’absence d’un père qui doit se partager entre plusieurs foyers et du climat conflictuel engendré par le mal-être, la jalousie et les rivalités entre coépouses. Si la question de la rivalité entre demi-frères et sœurs pour gagner l’amour du père se pose de façon moins aiguë qu’entre les coépouses, les question relatives à l’héritage demeurent compliquées et difficiles à trancher.
Pourtant, peut-on réellement affirmer que les luttes entre héritiers sont plus fréquentes lorsque les mères sont simultanément épouses d’un même homme que lorsqu’elles le sont successivement ou lorsque aucun mariage n’a été contracté ? Car les procédures engagées par des enfants nés hors mariage – s’ils sont reconnus le père – ou par les enfants de parents divorcés sont elles aussi très longues et complexes. Alors que ces procédures sont largement simplifiées lorsque les règles de la succession sont édictées dans le cadre juridique du mariage. C’est dans ce sens que le rapport canadien mettait en évidence l’injustice que constituait la pénalisation et la négation juridique de l’existence d’une coépouse et de ses enfants. « Légitimes au-deçà de la Méditerranée, illégitimes au delà ».
Dans tout mariage les obligations des deux parents sont clairement établies dans les textes. Que ce soit envers les enfants ou envers le conjoint. Il est en effet bien plus avantageux pour un homme attiré par une autre femme de ne pas se marier et donc de n’endosser aucune responsabilité vis-à-vis de la loi et de la société que de sceller son union par le lien public du mariage.
Pourtant la législation des pays occidentaux préfère sanctionner la polygamie que l’adultère, cette polygamie cachée. Elle encourage par ce fait le mensonge aux dépends d’une relation officielle et librement consentie entre adultes. Les psychologues parlent ainsi de polygamie séquentielle – voyez la vie d’Eddy Barclay – en raison du grand nombre de partenaires successifs que les occidentaux connaissent durant leur vie. Multipliant ainsi le nombre de familles monoparentales et recomposées, des épreuves dont les premières victimes sont toujours les enfants.
A l’heure où certains magazines vont jusqu’à encourager l’infidélité pour redynamiser le couple, pourquoi donc ne pas admettre que des personnes puissent avoir envie de former un ménage à trois où à quatre. Car là où il y a consentement, il n’y a pas d’infidélité. L’infidélité ne réside que dans le mensonge d’une relation extraconjugale, même si elle celle-ci est légale.
Evidement, la femme occidentale qui lutte encore pour davantage d’égalité avec les hommes devrait également avoir la possibilité d’épouser plusieurs hommes. La défunte Anna Nicole Smith a certes peiné à connaître la véritable paternité de sa fille, mais les méthodes scientifiques de recherche ADN permettent aujourd’hui à une femme d’avoir plus d’un seul partenaire à la fois et de savoir tout de même qui est le géniteur de ses enfants.
Même si elle tend à disparaître, d’autres peuples n’ont pas attendu la femme occidentale pour pratiquer la polyandrie. Par exemple au Tibet ou en République Démocratique du Congo, chez les Bashilélé, où elle a disparu à l’arrivée des colons. Tandis qu’en Inde où elle est toujours pratiquée chez les Toda, le déficit de femme pourrait largement l’encourager.
Les couples homosexuels ont obtenu le droit de se marier dans certains pays comme la Belgique, l’Espagne ou le Royaume-Uni, et cette ouverture devrait aussi pouvoir s’appliquer à toutes celles et tous ceux qui souhaitent dépasser le schéma de la famille nucléaire traditionnelle.
L’envie de multiplier les partenaires n’est évidement pas un motif suffisant pour justifier une telle révolution, mais il faudra bien admettre un jour que trois personnes ou plus aient envie de se marier tout simplement parce qu’elles s’aiment et qu’elles en tirent un bénéfice réciproque. Acheter un appartement, garder les enfants ou jouer à la belotte sont autant d’occasions pour chacun d’explorer de nouveaux horizons. « Les chaînes du mariage sont si lourdes qu’il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois. » nous avouait Alexandre Dumas.
Il est tant de revenir sur cette attitude condescendante et moralisante envers les peuples pratiquant la polygamie légale depuis des millénaires alors que les occidentaux ne sont publiquement et légalement monogames que depuis quelques siècles, et toujours polygames dans la clandestinité. Au passage, les puissances coloniales n’ont jamais cherché à éradiquer la polygynie de leurs colonies ; d’où vient donc leur indignation présente ?
Les références judéo-chrétiennes de l’Occident montrent même l’exemple. Abraham a pris Agar en seconde épouse à la demande de Sarah, la première. Quant au nombre de femmes et de concubines de Salomon, le plus sages des hommes, il a de quoi rendre jaloux le roi Akbar dans sa période la plus glorieuse.
Nous pourrions aussi citer les pratiques conjugales des souverains chrétiens mérovingiens et carolingiens, et noramment celles du grand Charles Martel qui avait trois épouses légitimes et au moins une concubine.
La polygamie n’est donc par condamnable en soi, c’est la polygamie forcée qui est un acte odieux. Mais nous pourrions en dire autant de tout mariage forcé ou de toute autre pratique imposée par une coutume ou par une loi.
Aujourd’hui, il le trouve que c’est la monogamie légale qui est imposée en Occident.
Il est vrai que la monogamie est préférée par la majorité d’entre nous et que même légalisée, la polygamie n’est que peu pratiquée. Des pays comme l’Algérie ou le Maroc où les mariages polygames sont autorisés sont en pratique largement monogames. Mais ce qui importe avant tout, c’est la liberté de vivre comme bon il nous semble. Les exemples de polygamie heureuse existent. Le plus célèbre étant celui de Paul Bocuse et de ses trois femmes – la loi lui interdit d’en faire des épouses –, qui avoue que le plus difficile ce n’est pas de vivre la polygamie au quotidien, mais d’affronter le jugement des autres « Cette vision de l’amour peut déplaire » a-t-il reconnu.
Sam Byhel